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Franchir gaiement le cap des sept ans

Franchir gaiement le cap des sept ans

Qu'il est doux de croire que "l'amour est plus fort que tout" et qu'il traverse le temps sans prendre une ride... Illusion dont il faut vite se départir sous peine de voir sa relation de couple se flétrir inexorablement.
"L'amour n'est pas seulement un sentiment, il est un art aussi." Balzac l'a joliment dit : l'amour exige des soins attentifs. A nous de rester conscients de sa fragilité et de lui donner les moyens de franchir une nouvelle étape.

  • Le fameux cap des sept ans : mythe ou réalité ? réagir

Transformer l’amour sans se trahir
Ah, le fameux cap des sept ans ! Mythe ou réalité ? En tout cas, certainement pas une puissance obscure qui s’invite sans crier gare dans la vie de couple. En effet, ce qu’il cache est une étape aussi concrète que délicate : la question des enfants, quasi incontournable pour les couples qui ont tenu jusque là. Pour ceux qui se sont engagés dans une vie de famille, le risque est d’y étouffer la relation de couple. De peu à peu renoncer aux moments d’intimité, qui désormais nécessitent un effort d’organisation, de « s’oublier » en se consacrant trop aux enfants. Quant aux couples sans enfants, ils ont un ennemi pas moins redoutable : la routine. Quoi de plus facile au bout de sept années de vie commune que de se laisser bercer par un rassurant ronron quotidien ? Or, à terme, ce n’est plus la routine qui menace, c’est l’ennui…
L’enjeu, enfants ou pas, est de continuer de se séduire, de se surprendre. En commençant par préserver les moments à deux, soirées, week-ends en amoureux.
A ce stade, votre couple a atteint l’âge de raison ; vous n’avez pas cédé à la nostalgie de la passion des débuts et votre vie conjugale est armée pour traverser des tempêtes. Il ne tient maintenant qu’à vous de prendre soin de la relation amoureuse, en la nourrissant de petits gestes attentifs et en entretenant l’intimité de votre relation à deux.

Le piège à éviter : quand la mère exclut la femme


Elle plane sur le doux nuage de la maternité, tandis qu’il s’inquiète en silence de ne pas retrouver son amante : un schéma courant chez les jeunes couples après l’arrivée d’un bébé.
Toute polarisée sur son nouvel amour, elle a tendance à négliger un peu celui avec qui elle l’a conçu… Surtout lorsqu’elle allaite ! Son taux d’œstrogène accuse alors une baisse qui a pour effet de bloquer sa libido…
Si elle savait le désarroi qui peut s’emparer de son homme durant cette période, elle s’efforcerait sans aucun doute de lâcher un peu prise sur son rôle de maman pour apprendre à jongler avec celui de femme. En effet, il n’ose pas en parler, mais il arrive souvent que l’homme se sente mal à l’aise devant ce corps aux seins nourriciers qu’il ne reconnaît pas tout à fait ; l’impression que sa femme ne manifeste plus de désir envers lui n’est pas pour le rassurer...
Pas de panique, tout rentre généralement dans l’ordre quelques temps après l’arrêt de l’allaitement. En attendant, il est important de se regarder et de se parler, pour elle de veiller à rester désirable, pour lui d’exprimer son ressenti.

Sandra, en couple avec Frédéric depuis sept ans, un enfant
« Pour nous, le cap des sept ans coïncide avec l’arrivée de notre enfant. C’est une étape difficile à gérer, même si elle correspond à des moments très heureux. Pendant la grossesse, nous avons essayé d’anticiper les difficultés. J’ai prévenu Fred que je vivrais forcément une période de fusion avec notre tout petit, qu’il y avait des risques que je laisse notre couple de côté pour me consacrer à la maternité. Je comptais sur lui pour m’aider à quitter cette fusion et préserver notre couple. Je me souviens du jour où nous avons eu cette conversation : le ton était grave, c’était comme si on se préparait à livrer ensemble une dure bataille ! Anticiper les problèmes nous a permis de mieux les surmonter. Un an après l’arrivée de notre bébé, le bilan est très positif même si nous ne parvenons pas à nous retrouver tous les deux aussi souvent que nous le souhaiterions. »